
Une pompe de relevage, personne ne la voit. Elle est au sous-sol, au fond d'une fosse, et remonte les eaux usées de l'immeuble jusqu'à l'égout sans que personne n'y pense. On ne la découvre que le jour où elle lâche. Pour montrer notre métier, il fallait d'abord montrer cette pompe : c'est le point de départ de notre film.
Le film suit une seule histoire, du début à la fin : l'orage, la panne, l'appel de nuit, le dépannage, le rapport, le devis, la pose d'une installation neuve, puis l'entretien au fil des saisons. Voici comment il a été pensé, et ce qu'il dit de notre travail.
Pourquoi de la pâte à modeler pour parler de pompes ?
Avant de choisir, nous avons essayé quatre styles sur la même scène : une station de relevage au sous-sol d'un immeuble genevois, et l'eau qui monte. Un schéma animé, très clair mais froid. Un dessin animé, plus chaleureux. Une maquette réaliste, belle mais trop proche d'une vraie prise de vue. Et nos photos d'intervention, les plus vraies, mais qui montrent un sous-sol sans raconter d'histoire.

La pâte à modeler l'a emporté, pour trois raisons.
- Elle rend sympathique un sujet qui l'est peu. Des eaux usées, une cave inondée : on peut en sourire sans se moquer de ceux qui les vivent.
- Elle montre l'intérieur. On coupe l'immeuble comme une maquette d'architecte, et l'on voit la fosse, les pompes et le flotteur, ce qu'aucune caméra ne filme dans un vrai sous-sol.
- Elle ne fait semblant de rien. Personne ne prend une figurine pour une vraie personne : quand une vraie photo apparaît, on la reconnaît tout de suite.
Une petite Genève, à la bonne échelle
Le film s'ouvre sur une maquette posée sur une table : un immeuble aux toits mansardés, la promenade et ses platanes, la jetée, son petit phare et le Jet d'eau au bout, le Salève au fond. Un Genevois repère tout de suite une rade inventée : le Jet d'eau est donc là où il doit être, au bout de la jetée, et les bâtiments gardent entre eux des proportions logiques. Pendant l'orage, il est coupé, comme il l'est par gros temps.

La pompe, elle, est là où elle doit être : sous l'immeuble, au sous-sol, dans sa fosse. La coupe montre l'escalier, la fosse, les deux pompes, le flotteur qui les commande et la conduite qui remonte vers l'égout. C'est ce qu'on explique d'habitude avec un schéma, comme celui de notre guide sur le fonctionnement d'une pompe de relevage ; ici, on le voit vivre.

Des personnages simples, une idée par plan
Les figurines ont des visages simples, des yeux en points. Le concierge décroche le téléphone en pleine nuit, l'air inquiet. L'habitant en pyjama finit la soirée à la bouée dans sa cave, avec un canard en plastique. Le technicien, en polo bleu nuit, n'a pas de nom : le film parle d'un service, pas d'une personne.
La première version du storyboard voulait tout montrer à la fois : l'immeuble en coupe, la loge, la rue, le fourgon sous la pluie. On s'y perdait. Le film a été resserré : un sujet par plan, deux personnages au plus, le décor en retrait. La caméra bouge peu, et lentement, pour laisser à l'œil le temps de lire l'image. Le texte à l'écran se limite aux sous-titres, qui suivent la voix mot à mot, et à l'essentiel.

Ce qui n'est pas de la pâte à modeler
Au milieu du film, la caméra plonge dans la fosse de la maquette, et l'image bascule sur une vraie photo : la fosse d'un dépannage. La voix le dit simplement : « Et ça, ce n'est pas de la pâte à modeler. » Suit le vrai rapport de cette intervention : la panne expliquée, les actions menées, les photos de la pompe et du clapet.
C'est la règle que nous nous sommes fixée : la maquette raconte, le réel prouve. Les scènes en pâte à modeler décrivent un parcours type, jamais une intervention précise. La photo et le rapport viennent du terrain, montrés sans nom, sans adresse et sans date.
Ce que le film raconte de notre métier
Sous l'histoire, le film suit les étapes d'une vraie prise en charge, dans l'ordre où un client les vit.
- Le dépannage. Notre astreinte répond jour et nuit, week-end compris. Sur place, on rétablit l'évacuation, toutes marques, et si une pièce manque, une pompe provisoire prend le relais. Le détail : dépannage de pompe de relevage à Genève.
- Le rapport. Après chaque intervention, un rapport photo daté explique ce que nous avons trouvé.
- Le devis. S'il faut aller plus loin, nous conseillons la meilleure solution, avec un devis détaillé, point par point, avant toute pièce commandée.
- L'installation. Pompe en fin de vie, station à refaire ou immeuble neuf : l'installation est dimensionnée au calcul, posée et mise en service. Voir le remplacement et la pose de pompes.
- La fiche de l'installation. À chaque passage, nous enregistrons ce qui compte : pompes, tableau, mesures, photos. La fois suivante, on sait exactement de quoi il s'agit.
- L'entretien. Le contrat d'entretien prévoit une visite par an, un contrôle en 12 points, des mesures comparées d'année en année et un rapport photo daté. Les demandes des clients sous contrat passent en priorité.



Une minute et demie, et un seul numéro
Le film se termine sur l'habitant à la bouée, puis sur la petite Genève au coucher du soleil : il a retrouvé son balcon, le fourgon repart le long du quai. C'est là que tombe la phrase qui donne son titre au film : « Avant d'être sous l'eau, un seul numéro. » Ce numéro, c'est le 078 253 85 50, joignable à toute heure pour une urgence.
Le film est en ligne sur la chaîne YouTube de SOS Relevage et sur notre page d'accueil, en format horizontal sur ordinateur et adapté au téléphone. Régies et syndics peuvent le relayer à leurs propriétaires ou à leurs locataires : en une minute et demie, il explique à quoi sert la pompe de l'immeuble, et pourquoi on l'entretient.
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